AVERTISSEMENT
La suite de poèmes sous-titrée “Faits“ est une expérimentation violente qui peut heurter la sensibilité des plus fragiles et sont, de fait, interdit au moins de dix-huit ans.
Les poèmes sont basés sur des événements réels.
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I.
L’an de grâce deux mil vingt six,
je, A., reconnu gros connar,
considérant, de sens rassis,
que je suis bien nul au plumar
mais doué pour le tintamarr,
il me vient désir de pardon -
moi, crapaud, venu de testar,
à me trop élargir le fion.
II.
En ce temps que j’ai dit devant,
Hanouna, Bolloré, le Praud
pis Macron dedans les écrans,
mon ventre n’était pas bien gros.
Tout autant que je n’étais preulx
à défendre mes congénèrs
trop occupé à fair des rots :
des litrons de bièr, je digère.
III.
Mûrissant sans le bien vouloir -
Physique aimable et dévoyé,
Estimé, dès trois gros le soir,
Un bon bock dedans le gosier,
Enfin je me sens apaisé
Cu-it comme un demi rôti
Les soirs des espoirs oubliés
À trop poursuivre l’infini.
IV.
Vous me preni-ez en pitié -
Loir que je suis au paillasson,
Il me faudrait vous titiller
Magistralement. Bon garçon,
Gitan magnifiquement con,
Nerveux, je sais devoir donner.
Rincé, mais pas dupe. Attaquons !
Beau fair, je suis deraisonné...
V.
Vit à pogner puis à vider,
Obliger corps au plein éveil,
L’estocade apprête à toucher
ma sainte prostate : Ô merveille !
Puis après un petit sommeil,
me grattant doucement la test,
le cou, la jambe enfin l’orteil,
je pense alors ce que je lest :
VI.
À l’Éternel Républicain,
que mes avoirs lui soient donnés.
Après m’avoir vu tant coquin,
après picoré mes deniers,
délesté pour bissac percé
mais - curieux ! - jamais recousu.
Connu à toujours nous tancer :
à croire la Nation cul nu.
La Ballade de la Dèche Souveraine
***
Tantôt Lidl, tantôt Grandfrais !
Sur tous les prix l'on s'esbaudit.
De Carrefour à E. Leclerc :
Course pédestre à l'infini.
Adieu Kellogg's ! adieu Smarties !
(Aussi préci-eux qu'un Magritte)
Nous arrêtons les facéties.
Macron est con, Brigitt' l'habite.
***
On d'vrait passer à l'électrique.
Si Trump pète, aussi le gasoil.
Mon banquier prépare la trique
Et les huissiers tirent mes poils.
Je prends l'identité d'un troll :
Sur internet je suis @cystite,
Anesthésié de bons alcools.
Macron est con, Brigitt' l'habite.
***
J'ai pensé à tuer les gamins,
Mais Marilou m'a dissuadé.
M'a dit que si l’on avait faim,
On pouvait bien se démembrer.
Contre nous sont les policiers.
Délibérés, visent l'orbite !
Ils ne sont plus gardiens de paix.
Macron est con Brigitt' l'habite.
***
On nous disait "Révolution"
Dans cet arena d'hypocrite.
Quoi de français dans leur vision ?
Macron est con, Brigitt' l'habite.
VII.
À mon ami Jimmy Warnet,
que devers moi prenne un rouston.
Et depuis son plus grand respect
de le glisser au pantalon.
Car vingt ans, c’est mil fois trop long,
pour rattraper le temps perdu
avec un masque bien felon,
de celui-là qui m’a exclu.
VIII.
À la Joignier qui bien fait chier
soit donné mon scalp chevelu.
Si à nouveau doit s’imbiber,
une perruque est son salut.
Item en manque un peu dessus
ce sera bien plus élégant
qu’un niqab, hijab ou tissu
protégeant un crâne brillant.
IX.
Aux drogués sous aNonymAt
je laisse Franklin, mon dealer.
Quant ils seront dans les frimas
à se tourner pendant des heurs,
ils trouveront de la chaleur
en se fumant deux trois piedras,
puis passeront tout un hiver
à se taper dessus : culpa !
X.
À tous ceux-là qui m’ont baisé :
s’il vous plaît d’en prendre un peu plus.
Prenez chlamydia, gonorrhée,
V.I.H., herpès, syphilis,
en me bouffant sciemment l’anus,
prononcant bien “consentement”,
même si m’étouffait un phallus,
on entend rien, c’est évident !
XI.
Aux mains des administrations,
un leg d’un neuRone ou bien deux,
car être humain En déraison
n’est pas éNigme de fielleux
mais seulement coeur Défectueux
que même lésion au cerveau
empêche bien des affecTueux
de vous battre à coups de marteau.
XII.
Manu, Cyril, Pier-Olivier,
mes tripes à la mode Caen.
Vous vous êtes bien amusés
à écraser mes sentiments,
à vous moquer de moi gaîment.
Au sexe je m’y suis soumis
orgasms au-dessus d’hurlements :
à l’intérieur - sans un seul bruit.
XIII.
À toi que j’aime, mon Dani,
que te soit donné tous mes os.
Tu pourras gratter à l’envi,
Sans entendre un seul de mes mots,
car comme le dit gran Mémo :
tu n’es qu’un gamin qui survit,
et parler tu ne sais plus trop.
Oncques ne t’en voudrais, promis.
Ballade du temps jadis
À Luis Daniel Gala Saénz, mi hermano menor, te amo,
***
En ce temps-là nous n'avions rien.
Un peu de crack et de chaleur,
Au beau milieu de ces vauriens.
Une famille de menteurs,
On y comptait bien des violeurs,
Mais ils étaient ce que j'avais :
À qui voulait j'étais douceur.
Je sais qu'un jour viendra la paix.
***
Ton secret n'est pas un trésor.
Ta sœur a profité de toi ;
A dit que les garçons ont tort.
À sept ans on a pas le choix ;
Tu te condamnes sans effroi.
Por tu culpa ! ce n'est pas vrai.
Je voudrais tant que tu le vois.
Je sais qu'un jour viendra la paix.
***
Entre deux pass', il y a la pierre.
On s'la partage élégamment.
Dans un souffl' tu sors ton histoire ;
Et dans un autre c'est l'effac'ment.
Cessons de vivre sauvag'ment.
Dis-moi juste ce que tu fais.
J'ai tout donné totalement.
Je sais qu'un jour viendra la paix.
***
Combien de fois doit-on mourir
Avant d'espérer un arrêt ?
Je t'attendrai jusqu'à périr :
Je sais qu'un jour viendra la paix
XIV.
Cuitláhuac, Paravy, Alex,
je vous assène mon mépris.
Vous avez reçu tous mes textes
et m’avez laissé démuni.
J’ai cru être une anomalie
tant j’ai voulu tout étouffer
jusqu’éteindre ma propre viee.
J’ai vu la mort, elle m’a giflé.
XV.
À tous ceux-là, saouls et vivants !
À vous je trinque à la santé !
À vous les rires, les putains,
voleurs, assassins et pédés -
sous vos regards éberlués !
Soyez témoins de mon passage
à Dieu et Sainte Trinité :
Un doigt d’honneur comme un hommage !
A.
Bonus musical :
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